jeudi, 24 avril 2008

Fin du début.


podcast
Air, Afternoon Sister 

Cat A Strophe

Deux petites animations de Simon Tofield !
Très réalistes,
 
Enjoy ! 
 
 
 
 

mercredi, 23 avril 2008

Ask For Wild Girls

 

Groupe français créé en 1982 par Denis Bortek, rejoint très vite par Christophe K-Bye. Le groupe a flirté au travers de ses albums avec divers genres musicaux et thématiques (sado-masochisme pour Contact, Blade Runner pour Fleur de Métal, le film d'épouvante sur Monstre-toi...), sans pour autant jamais perdre de sa cohérence.

La grande force de Jad Wio réside tout autant dans les textes écrits, souvent en français, par Denis Bortek, dans lesquels est distillée une perversion élégante (Ophélie est zoophile, L'amour à la hâte, L'abus de soi...), dans l'inventivité débridée de K-Bye à la guitare, que dans la qualité des prestations scéniques du duo, à la fois sauvages et théâtrales.

C'est ce qui assure au groupe la fidélité sans failles de son public des premières années, malgré une musique qui s'est éloignée depuis longtemps de ses sources, et qui navigue de plus en plus dans le pop rock. C'est que sur scène, Jad Wio est incontestablement resté un groupe de rock and roll, avec la même atmosphère cabaret de ses débuts, "décadente" dirait-on en littérature, et surtout la même paradoxale fraîcheur.


Durant une brève période de séparation, après l'album Monstre-toi, Denis sortit un album solo, Bortek (1997). Le groupe se reforma avec le troisième millénaire, avec un nouvel album Nu Cle Air Pop en 2005, puis, en 2007, le flamboyant Sex Magik.

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Pour les avoir vus sur scène il y a quelques années, c'est un groupe que je conseille chaudement, des gens adorables, Kbye super classe, un esprit très ludique, une pêche d'enfer, bref, un régal. Même si les deux derniers albums sont à mon goût moins plaisants. 
 
 
podcast
Pour M. : Paint It Black
 
;) 
 

podcast
Cellar Dance, 
 
extraits de l'album Cellar Dreams (1986)
 
Possibilité d'autres extraits, sur demande ! 

 

 

Das Ist, Sauvage ... 

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" Celui qui cherche une femme belle, bonne et intelligente, n'en cherche pas une mais trois."

Jacques Dutronc, Les Playboys (1966) 
 

mardi, 22 avril 2008

9 Songs


 
Tout est dit  !

Hommes blancs en Noir



Mesdames et messieurs !
Les couleurs sont mortes.
Mettez votre vêtement noir
Sur votre peau blanche !

Au commencement du monde
Le noir était la couleur
Profondément à l'intérieur du ventre
De ma mère cosmique
Je n'ai jamais lu un livre
De Schopenhauer, mais...
Noir est la couleur !

Dieu est mythe. L'homme est chair.
Les hommes blancs sont noirs.

Nous sommes trop nombreux, je sais
Pour ne pas vivre dans l'ombre
Des plus grands arbres
De nos rêves

Noire la lune, noir le soleil.
Nous dirons une messe noire pour le monde
Pour le bien de son âme...
Aveugle ? Je ne suis pas aveugle
Je vois le noir parce que mes yeux sont ouverts,
Grands ouverts

Lait noir, neige noire, yeux noirs, soleil noir, tableau noir, mauvais points, mouton noir,
Noir ! Noir !
Garçons blancs, Filles blanches, cordes blanches, nuages blancs, eclipse blanche, drogue blanche, peau blanche, noir ! noir !

J'ai rêvé d'un pays noir ou tout était noir,
Noir non seulement au dehors ;
Noir, noir jusqu'à l'os, jusqu'à la moelle.
Noir le ciel et noire la mer,
Noirs les arbres et noires la maison,
Noir l'animal, noir l'homme,
Noire la joie, noir le deuil,
Noir le métal et noire la pierre et
Noire la terre et noirs les arbres,
Noir l'homme, noire la femme et
Noir, noir, noir le monde.
Tu peux creuser et fendre sans cesse la matière, paresseuse et dense
Ta pioche ne cogne, ton foret ne s'enfonce
Que dans la terre noire, la montagne noire,
Et quelque profond que tu plonges son ruisseau d'encre,
Il se déverse et se répand encore plus noir
[... ]
Noire l'étoffe et noir l'esprit,
Noir le visage et noir le soucis,
Noire la veine et noir le sang et,
Noire la moelle et noir l'os.
D'une autre couleur est le vernis fugace de la lumière solaire,
Le soleil est le peintre des couleurs ;
Noire est la vase interne de la terre
Ce n'est pas la lumière qui peint le noir de son fin pinceau rayonnant.
Non :
Noire est l'âme cachée de la matière.
Oh !
Noire, noire, noire.

lundi, 21 avril 2008

Inadapté

Je m'emmerde, Tu m'emmerdes, Elle m'emmerde, Nous m'emmerdons, Vous m'emmerdez, Ils m'emmerdent.

podcast
The Misfits, Last Caress
 

 

dimanche, 20 avril 2008

Shakes

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 J'aime bien reremplir les bulles...
 
 
 
 
Et celui dont on n'arrête pas d'entendre parler ces temps ci... A quand même réussi à me séduire (presque) Intégralement (parce que je ne peux pas mettre mon sens critique de côté quelques secondes) grâce à des circonstances très atténuantes : 
 
- Daft Punk (que j'estime moins depuis leur récupération par NRJ, mais que j'estime toujours pour leurs anciens albums) et Interstella 5555
 
- le synthé qui me rappelle étrangement certains films SF, et plus particulièrement le divin délire d' Orange Mécanique
 
- Crazy Horse (j'ai toujours voulu y être danseuse)
 
- La ressemblance frappante avec P. qui ressemble pour le coup aussi à Chabal (ça change d'Hagrid question sex-appeal...) -mais en même temps, tous les barbus-chevelus se ressemblent si on ne regarde pas de trop près- , et la presque conclusion que la Théorie selon laquelle un homme portant la barbe et le cheveux longs est un homme entier, contrairement à ses camarades ennemis du poil qui ne laissent pas s'exprimer leur animalité, est à chaque fois démontrée ...
Comme la prétendue mode des "rondes", c'est dommage qu'il faille attendre la mode des "barbus-chevelus" pour que leur charme soit reconnu, et qu'on ne les regarde plus de travers...

samedi, 19 avril 2008

I shall disintegrate

Il n'y a quasiment pas une journée sans que je tombe amoureuse. Amoureuse de la Texture. Comme si mon incapacité à aimer une personne particulière se répandait, tout au long d'une journée, sous diverses expressions... Mais je suis extrêmement troublée par un sens esthétique sans limite, quelque chose de vraiment éreintant. Je ne sais pas à quoi cela est dû, comment cela se définit, j'aimerais savoir si d'autres personnes sont concernées par ces attachements fantasques...

Il n'y a donc pas une journée sans que la Texture m'accroche. De diverses manières. Très souvent, c'est en regardant les gens, les gens...

C'est à la fois extrêmement rare, et à la fois si courant. Moins on connaît une personne, plus on est séduit.

 

Cette fille aux yeux si limpides, ces bras si...

Ce noeud dans cette chevelure noisette, ce décolleté dont la peau est si veloutée, ces boucles blondes délicates...

Une fossette diablement malicieuse. Ce battement de cils. Cette mèche, derrière cette oreille ornée d'une perle.

Cette autre à la nuque si gracile,  encore une autre à la démarche si distinguée.

Un teint diaphane. Une joue rosée. 

Ce pied charmant.

Une courbe insaisissable.

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Ou ce garçon à l'air si sauvage, ses sourcils expressifs, ses lèvres charnues, si rouges et bien ourlées...

 

 

Insolentes.

 

 

 

 Cet homme aux traits si marqués, si touchant. Ces pommettes saillantes, ces joues creusées. Cette ride. Ses cheveux bouclés...

Ce profil raffiné. 

Je ne peux pas m'empêcher de détailler les gens, chercher ce qui les distingue, ce qui les rend beaux... Souvent c'est d'ailleurs quelque chose sur quoi on ne peut pas mettre de mots. C'est là que c'est  le plus intéressant, quand ça dépasse le banal vocabulaire insignifiant.

Ces bourrelets d'une mollesse attendrissante.

Ces (rares) filles savent-elles ce qu'elle dégagent ? Est-ce leur nature propre d'incarner la grâce, la désinvolture ? Est-ce calculé ? Ces gens se rendent-ils compte du charme qui les habite ? Comme il est triste de sentir quelqu'un de complexé ou mal dans sa peau alors que de cette même personne émane tant de belles choses ! Même ce que l'on appellerait un "défaut", quelque chose que l'on peut croire disgracieux peut, dans la façon dont il serait sur un corps, un visage, qui complète, fait qu'on ne peux pas imaginer cette personne sans ce "défaut".

Ce "découpage" n'en n'est pas vraiment un... Ce sont des points qui attirent l'oeil, mais sans oublier la globalité de la personne.  

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Les gens sont biens plus beaux qu'ils ne le croient. 

L'intensité d'un regard... 

Quand je sors, c'est un éternel spectacle, dont je ne me lasse pas. Jusqu'à l'obsession. Toujours à la recherche du plus vivant. Je ne peux pas ne pas regarder, mon regard erre.

Ca me fait me sentir -pour mon plus grand désarroi- comme un Humbert Humbert à la recherche de sa Lolita. 

....    C'est assez malsain comme comportement (?) sachant que moi même ne supporte pas le regard de quelqu'un...

Comme Bacon, je pense ressentir ce qu'il y a d'indécent dans le pli, le contour d'une bouche. Comme si elle avait sa vie indépendante du visage qui la porte.

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Il y a tellement de gens, de choses que j'aimerais filmer. Comme détenir une part de leur Texture.  Comme quelque chose de perdu.

Un moment de Contemplation dans le métro. Le coeur brisé de devoir en sortir.  Tout le maquillage, les vêtements de luxe, l'argent et les artifices du monde ne suffisent pas à donner la Distinction à quelqu'un.

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 C'est l'Innommable, l'Inexplicable de ce que l'on croit posséder, que l'on ne possède jamais que par le regard...

 « C'est peut-être ça que je suis, la chose qui divise le monde en deux, d'une part le dehors, de l'autre le dedans [...] »

Me laisse toujours aussi perplexe... Auto-emmerdement. 

Figuration narrative... 

L'amour transfigure beaucoup mieux qu'une piqûre


podcast
 
Nini Raviolette - Suis-je normale ?